
3 mars 2026
L’intelligence artificielle chez Haritza : une utilisation raisonnée
L’intelligence artificielle est en train de changer nos métiers, ça, on ne va pas se mentir. Elle fait en quelques secondes des tâches qui nous prenaient des heures avant. Mais elle pose aussi de vraies questions, sur la créativité, sur la valeur du travail humain, sur l’éthique. Chez Haritza, on a choisi de ne pas fermer les yeux là-dessus : on regarde ça de près, on apprend à s’en servir, sans oublier qu’une machine ne remplace pas un jugement humain.
Pourquoi une agence de communication ne peut pas faire comme si de rien n’était
C’est un des secteurs où l’IA change le plus de choses, en ce moment. Génération de texte, création d’images, retouche photo, aide au code… les outils sortent plus vite qu’on n’a le temps de les tester.
Dans ce contexte, rester à l’écart, c’est prendre un vrai risque : perdre en efficacité, en réactivité, et à la longue, en pertinence.
On a donc choisi de s’y confronter sérieusement chez nous. Pas pour remplacer ce qu’on fait, mais pour comprendre ce que ces outils apportent réellement, et ce qu’ils n’apportent pas, à notre travail et à celui de nos clients.
ChatGPT, Claude : on teste, on compare
Deux outils, un même objectif : gagner en efficacité sans perdre en qualité. En ce moment, on compare ChatGPT et Claude sur l’assistance à l’écriture.
Concrètement, on s’en sert pour structurer un brief, explorer des angles éditoriaux, reformuler un passage qui coince, ou défricher un sujet qu’on connaît mal.
Ce qu’on ne leur demande pas, en revanche, c’est d’écrire à notre place. Le ton, le regard, la connaissance du client, ça reste chez nous. L’IA vient en soutien, elle ne décide de rien.
On les teste aussi sur du débogage web. Face à un bug qui résiste, soumettre le problème à l’un ou l’autre aide souvent à trouver la source plus vite, ou à envisager des pistes auxquelles on n’aurait pas pensé tout seuls. Les deux ont leurs forces, on n’a pas encore tranché définitivement, même si on a un petit faible pour Claude.
Ce qu’on en retient surtout : l’IA est utile à la hauteur de ce qu’on sait précisément lui demander. Ce sont des assistants puissants, pas des experts qu’on laisse en pilote automatique.
L’IA d’Adobe s’invite dans le processus créatif
Sur Photoshop et InDesign, les fonctions IA intégrées par Adobe ont changé pas mal de nos habitudes de travail. Détourage automatique, retouche intelligente, remplissage génératif, suppression d’éléments gênants : des opérations qui prenaient un temps fou se font maintenant en quelques clics.
Ce gain de temps est bien réel. Sur les tâches techniques et répétitives, l’IA libère du temps que nos graphistes peuvent remettre là où ça compte vraiment : leur regard, leur expertise.
Et c’est là toute la nuance. L’IA Adobe est très bonne sur l’exécution, beaucoup moins sur la direction artistique. Elle sait détourer une image proprement, mais elle ne peut pas juger si cette image est la bonne pour une marque, si elle sert le message, si elle déclenche la bonne émotion. Ça reste un jugement humain, et c’est justement pour ça que nos clients font appel à nous.
Ce qu’on ne délègue pas à l’IA
Être honnête sur l’usage qu’on fait de l’IA, c’est aussi dire clairement ce qu’on refuse de lui confier.
La connaissance du client, d’abord. Comprendre une marque, ses enjeux, sa culture, ses publics, ça se construit avec des échanges, de l’écoute, une relation qui prend du temps. Aucun outil ne remplace ça.
La stratégie, ensuite. Définir une ligne éditoriale, choisir les bons canaux, trancher entre plusieurs directions créatives : ce sont des décisions qui engagent notre expertise et notre responsabilité. L’IA peut nourrir la réflexion, elle ne la remplace pas.
Et le regard créatif, enfin. Ce qui fait qu’une campagne fonctionne, qu’un visuel accroche l’œil, qu’un texte sonne juste — c’est souvent difficile à expliquer, encore plus difficile à mettre en algorithme. C’est pourtant ce qu’on travaille tous les jours.
Notre position : l’IA comme un levier, pas comme un raccourci
Ce qui guide notre façon de faire, c’est une idée assez simple : un outil ne vaut que par la main de celui qui s’en sert.
L’IA ne fait pas exception. On l’utilise quand elle accélère les choses sans les appauvrir, quand elle soutient sans se substituer à nous. On continue de la tester, de la remettre en question, de faire évoluer nos usages en même temps que les outils eux-mêmes évoluent. C’est un chantier qui ne s’arrête jamais, et on l’assume comme tel.
Ce que nos clients peuvent attendre de nous : une agence qui reste à la pointe de ce qui se fait en technologie, sans jamais oublier que derrière chaque projet, il y a une marque, une histoire, et des enjeux qui méritent mieux qu’une réponse automatisée.